Séminaire HADéPAS – Pourquoi le chemin vers une 5ème branche du système français de protection sociale a-t-il été si long ?

Affiche du séminaire. Une personne tient par le bras une autre personne avec une cane.

Le jeudi 2 décembre de 13h30 à 15h30, Claude Martin, sociologue et responsable du Programme Prioritaire de Recherche sur l’autonomie, interviendra dans le cadre du séminaire HADéPAS du Centre d’Ethique Médicale de l’Université Catholique de Lille.

Ce séminaire aura lieu par visio-conférence en se connectant à ce lien : https://zoom.us/j/96855737934

Présentation :

« La récente décision d’intégrer la politique de l’autonomie dans le système de sécurité sociale et le lancement d’un « Laroque de l’autonomie », ayant vocation à définir une politique de l’autonomie et du grand âge en 2021 marque une nouvelle étape dans nos politiques de protection sociale ».
Les premiers éléments disponibles montrent déjà que cette 5ème branche aura d’importantes spécificités par rapport aux branches historiques. Ce lent processus fait penser à l’idée de construction de l’action publique par couches successives ou layering, tenant compte de legs antérieurs ou du chemin emprunté (path dependancy). Le rapprochement du secteur de la dépendance et du handicap constitue également une caractéristique et un enjeu important de cette réforme.
Comment interpréter ces longs et lents développements ? Peut-on repérer des phases dans ce processus de framing ou de formatage dans la politique dans ce secteur ? Le séminaire de décembre se propose d’analyser et de synthétiser les principaux éléments esquissés au fil des rapports et propositions qui ont jalonné ce processus. Il s’agira de faire apparaître les principales avancées, mais aussi les principaux obstacles qui se sont érigés sur ce long chemin.

Séminaire cette semaine

Ce vendredi 7 mai de 10h à 12h30 se tient la prochaine séance du séminaire « Capacité(s) et vulnérabilité(s) du sujet de droit » avec Laurent Jaffro, professeur de philosophie à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, pour une intervention sur le thème : « Quelle éthique pour des personnes faiblement autonomes ? »

Le séminaire se tiendra par visioconférence. Si vous souhaitez recevoir les codes de connexion veuilles vous inscrire à l’adresse suivante : https://site.evenium.net/jpd0ca7q/registration

« Faire et défaire la capacité d’autonomie en contexte gériatrique » : Séminaire ANR Acsedroits autour de César Meuris – ce lundi 24 juin

Le prochain séminaire de la recherche pluri-diciplinaire « Acsedroits » aura lieu ce lundi 24 juin prochain, à Paris, au centre universitaire des St Pères (45 rue des Saints-Pères 75006 Paris), salle J 522, à 9h30.

Nous aurons le plaisir d’y recevoir César Meuris (docteur en histoire et philosophie des sciences et de la médecine), pour une intervention intitulée « Faire et défaire la capacité d’autonomie en contexte gériatrique ».

Présentation : La Belgique et la France ont notamment intégré en 2002 dans leurs systèmes législatifs respectifs une loi consacrée aux droits des patients qui met au centre du système de santé le patient et le devoir de respecter son autonomie. Partant de l’idée selon laquelle les concepts et principes ne peuvent être pensés indépendamment de la manière dont il sont susceptibles de s’articuler au sein de la « vie ordinaire », j’ai adopté une démarche de philosophie empirique impliquant un terrain d’enquête au sein de laquelle j’ai choisi d’explorer une situation que l’on peut qualifier de limite, en portant mon attention sur la question du consentement aux soins des patients atteints de la maladie d’Alzheimer hospitalisés en gériatrie pour un événement de santé aigu. En effet, la maladie d’Alzheimer implique une diminution des capacités (notamment cognitives) des personnes qui en sont affectées, mettant ainsi l’autonomie du sujet à l’épreuve. Les spécificités liées à cette maladie, doublées du caractère aigu de la prise en charge des personnes qui en sont affectées, font de ce contexte un terrain extrêmement fécond pour examiner les significations et les limites de ce principe tel qu’il est actuellement valorisé dans le domaine des soins de santé.

La réflexion proposée est élaborée autour d’éléments recueillis lors d’une enquête de terrain comparative (comprenant différents sites hospitaliers belges et français) spécifiquement mise en place pour les besoins de ce travail. Cette enquête s’est concentrée sur la relation entre les patients et les « soignants de proximité » (infirmières et aides-soignantes), étant donné que c’est dans le cadre de cette relation que la question de la capacité d’autonomie du sujet atteint de la maladie d’Alzheimer émerge principalement en contexte de soin à l’hôpital. En outre, cette enquête s’est en grande partie intéressée à la problématique du refus de soin des patients, ainsi qu’à celle du recours à la contrainte. En effet, c’est essentiellement dans ce type de situations que la question du respect de l’autonomie des patients et du recueil de leur consentement se pose avec le plus d’acuité dans le secteur qui nous occupe.

Recueil Confcap – situation #43 : Vie privée sous contrainte : M DESBOIS veut se marier

Auteure : Isabel Perriot-Comte, mandataire à la protection des majeurs

Contexte de description : La situation décrite par l’auteure, qui est mandataire judiciaire à la protection des majeurs, provient de son expérience professionnelle. Les noms des protagonistes ont été transformés.

***

M DESBOIS m’explique avoir réussi à quitter une femme qui lui faisait du mal. Lire la suite