4ème journée Education Thérapeutique du Patient – Le Vinatier

Depuis maintenant 4 ans, le Centre Hospitalier Le Vinatier organise des journées de sensibilisation à l’éducation thérapeutique. La prochaine aura lieu le 23 septembre 2021, de 9h à 17h.

En 2020, la crise COVID n’a pas permis à la journée de se tenir… mais a montré l’importance de la santé mentale dans la société. Les troubles de la santé mentale peuvent en effet toucher chacun de nous.

La journée sera orientée autour des besoins propres des personnes concernées qui en seront les acteurs principaux.

Le matin sera consacré à une séance plénière et l’après-midi à des ateliers dirigés par des personnes concernées autour de l’auto-soin, de la déstigmatisation, et de l’accès aux droits communs…

Toutes les informations sont accessibles sur le lien suivant :

http://www.ch-le-vinatier.fr/actualites-23/4eme-journee-education-therapeutique-du-patient-962.html?cHash=6216e42eec425815d4e8729147e99262

Webinaire PéVA® « Un outil pédagogique au service de l’inclusion et de la citoyenneté » – 28 mai de 14h à 16h

En avance sur son temps, LADAPT Indre-et-Loire propose une approche innovante centrée sur l’individu avec la Pédagogie de la Vie Autonome. Après 25 ans de développement, la formation PéVA® a permis à plus de 160 personnes en situation de handicap de vivre « chez eux » au sein de la société.

Une étude sociologique d’évaluation de la formation PéVA® : « Se former à la gouvernance du handicap », a été réalisée en septembre 2020 par Sylvain Kerbourc’h, sociologue, chercheur associé au CEMS/EHESS.

Les résultats de cette évaluation montrent que cette formation constitue un processus de « conversion de soi » des personnes formées et une transformation de leurs conditions d’existence et de leur cadre de vie en société, concrétisant une « inclusion en action ».

L’objectif de ce webinaire est alors de partager les résultats de cette évaluation, ainsi que la mise en lumière des intérêts et des perspectives de la PéVA®. 

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Publication du plaidoyer – Après la pandémie… Cohésion sociale et fichiers psychiatriques

Un plaidoyer par Bernard Meile, membre de la coordination Capdroits, a été publié sur le site de l’Espace Éthique. L’article s’intitule « Après la pandémie… Cohésion sociale et fichiers psychiatriques », il est accessible en suivant ce lien.

« Faisons que notre voix ne se confondra pas avec celle de gens réclamant pour qu’un jugement privant de liberté soit prononcé par le prescripteur de produits chimiques, à qui ils n’auraient qu’à demander sans être gênés par un procès équitable ou des buts et recours d’intérêt collectif. »

Capdroits à la journée d’études de l’Orspere-Samdarra

Le 5 novembre 2020 était organisée une journée d’étude par l’Orspere-Samdarra « Ecouter les voix des personnes concernées pour agir », à laquelle la démarche Capdroits était associée. Initialement prévue dans les locaux de l’Orspere, le contexte sanitaire a contraint les participant·e·s à effectuer leur intervention à distance. Le résultat de leur prise de parole, filmée en amont en vue de leur diffusion lors de la journée, ainsi que les autres interventions de la journée sont visibles sur la chaîne Youtube de l’Orspere-Samdarra en cliquant sur ce lien.

Capdroits au DU « Logement d’Abord » à Lyon

La démarche Capdroits est associée au Diplôme Universitaire « Logement d’abord » porté par l’Orspere-Samdarra (Centre Hospitalier du Vinatier) et l’Université Lyon 2, grâce au soutien de la Métropole de Lyon.

Le 17 mars, une représentation tripartite de la coordination Capdroits est intervenue pour présenter et faire expérimenter la démarche aux participant·e·s de la formation. Nous avons pu présenter notre démarche, mettre en dialogue les articles 12 et 19 de la CIDPH. Nous avons aussi utilisé notre méthode de recherche et d’animation des groupes pour travailler autour des représentations du « lieu de vie » et du « logement d’abord ».

Toutes les informations sur ce diplôme sont sur le site de l’Orspere : http://www.ch-le-vinatier.fr/orspere-samdarra/ressource/diplomes-universitaires/diplome-universitaire-logement-d-abord-2680.html

Publication « Les privations de liberté en raison d’un handicap : causes, freins et leviers »

Nous avons le plaisir de relayer la publication d’un article de Stéphanie Wooley, membre de la coordination Capdroits, paru dans la revue « Question d’économie de la santé ». L’article est accessible en suivant ce lien : https://www.irdes.fr/recherche/2021/qes-254-les-privations-de-liberte-en-raison-d-un-handicap.html

Séminaire #4 – « Capacité(s) et vulnérabilité(s) du sujet de droit »

La démarche Capdroits est associée au séminaire « Capacité(s) et vulnérabilité(s) du sujet de droit ». Organisé par l’ANR Acsedroits et l’Espace Ethique Ile de France, ce séminaire cherche à réfléchir à l’historicité et à l’arrière-plan normatif de la notion moderne du sujet de droit. Nous souhaitons notamment y interroger la notion de « capacité juridique », en croisant les approches du droit, de la philosophie et des sciences sociales.

La quatrième séance aura lieu ce vendredi 22 janvier prochain, de 11h à 13h (attention changement d’horaire) avec pour invitée Marlène Jouan, Maîtresse de conférences en philosophie à l’Université de Grenoble. Son intervention est titrée « Modèle relationnel versus modèle individualiste de l’autonomie : un examen critique du modèle social du handicap ». L’inscription est gratuite mais obligatoire en suivant ce lien : https://www.espace-ethique.org/actualites/seminaire-capacites-et-vulnerabilites-du-sujet-de-droit

La prochaine séance est prévue pour le 5 février 2021 (10h-12h) autour d’une intervention de Laurent Jaffro, Professeur de philosophie à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, intitulée « Quelle éthique pour des personnes faiblement autonomes ? »

Vous trouvez ici la vidéo de la seconde séance avec Gilles Raoul-Cormeil, « Qu’est-ce que protéger? Le droit civil à l’épreuve de la vulnérabilité et de ses mutations » ainsi que le verbatim de la discussion.

CIDPH et psychiatrie : la controverse continue !

Jasna Russo et Stéphanie Wooley ont publié un article dans le Health and Human Rights Journal, dans lequel elles reviennent sur les enjeux de la mise en oeuvre de la Convention Internationale des Droits des Personnes handicapées dans le domaine de la psychiatrie et sur les positions défendues par un certain nombre de psychiatres de la World Psychiatry Association. Les auteurs expliquent que la mise en œuvre de la CIDPH nécessite un nouveau modèle pour la compréhension des troubles psychiques grâce à une épistémologie et des pratiques basées sur les expériences et connaissances collectives des personnes concernées elles-mêmes. L’une des conséquences de cette nouvelle compréhension de la « folie » démontre que les tentatives de parfaire le système biomédical actuel de la psychiatrie par des simples réformes en ajoutant des belles paroles sur les droits ou en demandant des efforts de réduction de pratiques coercitives devenues illégales ne suffiront pas à rayer le déséquilibre de pouvoir actuel et réaliser l’application de la Convention. Ainsi un nouveau concept et un modèle pratique, à l’instar du modèle social développé dans le domaine du handicap physique, permettraient d’aborder les facteurs sociétaux et conditions de vie qui créent le handicap psychique.

Des compte-rendus de cet article ont été publiés dans le blog très suivi Mad in America et dans le blog Australian Disability.

L’inconstitutionnalité du contrôle des mesures d’isolement et de contention

Suite à la décision du Conseil Constitutionnel de juin 2020 de déclarer non conforme à la Constitution les dispositions relatives à l’isolement et à la contention, Paul Véron nous partage le commentaire qu’il a rédigé pour La Semaine Juridique, avec Eric Péchillon.

L’exigence d’un contrôle juridictionnel des mesures d’isolement et de contention. Le Conseil constitutionnel s’est prononcé, le 19 juin 2020, affirmant que si « l’article 66 de la Constitution exige que toute privation de liberté soit placée sous le contrôle de l’autorité judiciaire, il n’impose pas que cette dernière soit saisie préalablement à toute mesure de privation de liberté […]. En revanche, la liberté individuelle ne peut être tenue pour sauvegardée que si le juge intervient dans le plus court délai possible. Or, si le législateur a prévu que le recours à isolement et à la contention ne peut être décidé par un psychiatre que pour une durée limitée, il n’a pas fixé cette limite ni prévu les conditions dans lesquelles au-delà d’une certaine durée, le maintien de ces mesures est soumis au contrôle du juge judiciaire. Il s’ensuit qu’aucune disposition législative ne soumet le maintien à l’isolement ou sous contention à une juridiction judiciaire dans des conditions répondant aux exigences de l’article 66 de la Constitution ». L’article L. 3222-5-1 du Code de la santé publique est dès lors déclaré inconstitutionnel. Son abrogation est toutefois différée au 31 décembre 2020. Il appartient désormais au législateur de consolider le régime des décisions de mise à l’isolement et de contention en exigeant un contrôle juridictionnel systématique lorsque ces mesures sont prolongées au-delà d’une certaine durée. Une série d’interrogations en découlent, présentée dans La Semaine juridique par Paul Véron et Eric Péchillon.