Invitation Webinaire – 14 juin 16h-17h15- « Recours & Réparations pour victimes de l’institutionnalisation »

Nous relayons l’invitation du « Center for the Human Rights of Users and Survivors of Psychiatry », en collaboration avec « Transforming Communities for Inclusion” et la “Fondation Validity” au webinaire organisé dans le cadre de la COSP (Conférence des Etats-Parties sur la CDPH de l’ONU) : « Recours & Réparations pour les victimes de l’institutionnalisation »

Argumentaire : L’institutionnalisation crée des préjudices à de nombreux niveaux. La réparation est à la fois une obligation des États en vertu du droit international, et plus généralement, une façon de penser à une transformation de la société pour réparer ces préjudices à la racine et aller de l’avant ensemble.

Les membres de ce panel, dont certains sont des survivant(e)s de l’institutionnalisation, aborderont des questions clefs pour sensibiliser et amener ce débat plus loin, notamment parmi les survivants et les personnes vivant actuellement en institution ou présentant un risque élevé d’institutionnalisation.

Document de référence : Projet de Lignes directrices sur la désinstitutionalisation, https://www.ohchr.org/en/calls-for-input/calls-input/call-submissions-draft-guidelines-deinstitutionalization-including par. 113-121(version française disponible)

Questionnaire destiné aux survivants : https://www.reimaginingcrisissupport.org/reparations (version française disponible)

Intervenants confirmés :

  • Bhargavi Davar, Directrice Exécutive, Transforming Communities for Inclusion
  • Víctor Lizama, Red Orgullo Loco México
  • Hege Orefellen, Avocate
  • Lu Han, Chargée de programme, Open Society Foundations
  • Ann Campbell, Co-Directrice Exécutive, Validity Foundation
  • Steven Allen, Co-Directreur Exécutif Co-Executive Director (Advocacy), Validity Foundation

Organisatrice : Tina Minkowitz, Présidente, Center for the Human Rights of Users and Survivors of Psychiatry

Interprétation simultanée en anglais, espagnol, chinois et français. Sous-titrage en anglais.

Pour vous inscrire :

https://us02web.zoom.us/webinar/register/WN_GNZVe2jmST6zMqBDVdAWXw

Remise du livret de contribution au CESE (Paris) le 29 juin à 13h-16h30

A la suite du manifeste «Toutes et tous vulnérables ! Toutes et tous capables ! » proposé par la démarche Capdroits et dans la dynamique de la communauté mixte de recherche qu’elle anime, le livret contributif produit invite à la poursuite d’un dialogue scientifique et citoyen pour penser et accompagner le changement de paradigme défendu par les promoteurs d’une société plus inclusive, visant à favoriser le respect des droits humains des personnes en situation de vulnérabilité et notamment leur autonomie de vie.

Les membres du comité de rédaction et certains contributeurs et contributrices de la démarche seront au Conseil Economique, Social et Environnemental le 29 juin pour présenter le livret aux élus et élues.

La présentation se tiendra uniquement su place. L’inscription est nécessaire pour respecter le nombre de place, en cliquant ici.


Suite à cette présentation, nous vous inviterons à une assemblée de la communauté mixte de recherche, en vue de discuter des projets à venir et de son organisation.


Accès

Accès par le 1 place d’Iéna, 75016 Paris

Métro : Station Iéna (ligne 9)

Bus : Arrêt Iéna (lignes 32, 63 et 82)

Livret scientifique et citoyen « L’autonomie de vie comme droit humain »


Une contribution aux débats sur les conditions personnelles, interpersonnelles et institutionnelles de l’autonomie

Vous pouvez le lire en cliquant ici

A la suite du manifeste « Toutes et tous vulnérables ! Toutes et tous capables ! » proposé par la démarche Capdroits et dans la dynamique de la communauté mixte de recherche qu’elle anime, ce livret contributif invite à la poursuite d’un dialogue scientifique et citoyen pour penser et accompagner le changement de paradigme défendu par les promoteurs d’une société plus inclusive, visant à favoriser le respect des droits humains des personnes en situation de vulnérabilité et notamment leur autonomie de vie.

Ce livret été rédigé de manière collaborative suite à la seconde phase de la démarche Capdroits, puis mis en discussion dans les ateliers de dialogue de la communauté mixte de recherche. Un deuxième volume, contenant les ressources supports de ce livret, sera prochainement publié.

Ce livret a été écrit en deux versions, côte-à-côte. Une version directe, sur les pages vertes, et une version en nuances, sur les pages blanches et violettes.

Une version audio sera prochainement proposée.

Si vous vous reconnaissez dans ce texte, vous pouvez le signer en laissant votre nom dans les commentaires. Vous pouvez également participer à ce dialogue en ajoutant votre avis dans les commentaires : est-ce que parler d’autonomie de vie comme droit humain est intéressant pour vous ? Qu’est-ce qui empêche l’exercice ce droit dans votre pratique, dans votre quotidien ? Qu’est-ce qui facilite l’exercice de ce droit ?


Nous aurons le plaisir de remettre ce livret à la Métropole de Lyon le 2 mai, puis de le présenter au Conseil Economique, Social et Environnemental le 29 juin à Paris.

L’enfermement à la folie

Nous relayons la publication de l’association Prison Insider d’un état des lieux sur la prise en charge des auteurs d’infractions qui souffrent de troubles psychiques.

Selon l’état des lieux, plus de 40 % des personnes détenues en Italie présentent au moins un trouble psychique. Elles sont environ 30 % en Espagne, 35 % en Angleterre et 60 % aux Pays-Bas. Quel est le sort des personnes ayant commis des infractions et qui souffrent de troubles psychiques ? Ont-elles accès à des soins psychiatriques en prison ? Peuvent-elles être transférées en hôpital psychiatrique ? Quelles sont les conséquences de l’enfermement sur leur santé ? Sont-elles traitées dans le respect des droits humains ?

Prison Insider effectue un état des lieux dans huit pays : Allemagne, Angleterre et pays de Galles, Belgique, Espagne, France, Italie, Pays-Bas et Suisse.

Le rapport ici : https://www.prison-insider.com/articles/l-enfermement-a-la-folie

Le groupe Advocacy-Capdroits communique à la Biennale de l’éducation

Le groupe Advocacy-Capdroits a communiqué à la biennale de l’éducation, dans le cadre du Programme international d’éducation à la citoyenneté démocratique, lors du symposium intitulé « Faire avec le handicap et se faire ensemble ».

Nous relayons leur communication, intitulée « être l’adresse de l’autre », qui est accessible ici : https://youtu.be/d9aa1U3yyKI

Consultation du Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’Homme

Stéphanie Wooley, membre de la coordination Capdroits, interviendra ce matin dans le cadre d’une consultation organisée par le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’Homme.

Le programme est le suivant :

1.  Panel I: (10h00 à 12h00 CEST) : Exploration et partage d’expériences positives dans le cadre d’une réforme de systèmes de santé mentale guidée par une approche basée sur les droits humains pour aller de la pratique à la politique

2.  Panel II: (15h00 à 17h00 CEST) : Aspects clefs de la réforme législative basée sur la Convention relative aux droits des personnes handicapées de l’ONU

Les informations sur cette consultation sont accessible ici : https://www.ohchr.org/EN/Issues/ESCR/Pages/MentalHealth.aspx

Pour s’inscrire à l’évènement, consultez ce lien : https://indico.un.org/event/35631/

Annonce de l’ouvrage « La révolte de la psychiatrie »

L’ouvrage « La révolte de la psychiatrie. Les ripostes à la catastrophe gestionnaire » de Mathieu Bellahsen et Rachel Knaebel paraîtra aux éditions La Découverte le jeudi 5 mars prochain.

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Entre grèves et mobilisations multiples, un mouvement social inédit a remué la psychiatrie française en 2018 et s’est poursuivi ensuite, révélant les effets dévastateurs des restrictions budgétaires et de la rationalisation managériale imposées aux soignants et aux soignés depuis trente ans.
Nourri de l’expérience de terrain du psychiatre Mathieu Bellahsen et des enquêtes de la journaliste Rachel Knaebel, cet essai retrace d’abord l’histoire de cette catastrophe gestionnaire. Mais, partout, les ripostes s’organisent : Mathieu Bellahsen et Rachel Knaebel relatent les combats de professionnels et de patients pour l’introduction de contre-pouvoirs dans l’institution psychiatrique.

Evénements associés :

– Vendredi 6 mars à 20h00 à la Librairie L’Atelier, 2 Bis rue Jourdain 75020 Paris

– Jeudi 12 mars à 20h30 au collège de psychiatrie de Grenoble

– Samedi 14 mars à 17h à la librairie le Divan, Paris 15ème

– Lundi 16 mars à 18h à Reims dans le cadre des semaines de la folie ordinaire organisées par le collectif Artaud (Stade Auguste Delaune, chaussée Bocquaine, Reims)

– Mercredi 1er avril au bar le Lieu Dit, Paris 20ème

– Mercredi 22 avril à 19h30 à la librairie Libertalia, Montreuil

– Mercredi 20 mai à la librairie Terra Nova, Toulouse

– Vendredi 22 mai dans le cadre des rencontres des Psy causent à Lavaur

Article 12 de CIDPH : le débat continue dans « World Psychiatry »…

Le numéro janvier/février 2019 de World Psychiatry, la revue de l’association mondiale de psychiatrie consacre plusieurs articles à l’article 12 de la convention de l’ONU sur les droits des personnes handicapées. Différents psychiatres prennent position dans cette publication, mais on y trouve aussi des articles de juristes et d’usagers.

Vous y trouverez l’éditorial « Saving the UN CRPD from itself » de Paul Appelbaum, qui avait été sensibilisé à la convention lors de la confcap2015, et qui défend la nécessité de re-interprétation de l’article 12. Georg Szmuckler, membre du comité de suivi de la confcap, contribue au numéro avec un article intitulé « Capacity, best interests, will and preferences and the CRPD« . Il y rappelle les différentes instances onusiennes qui soutiennent une interdiction formelle des mesures de prise de décision substitutive : en plus du comité des droits de la convention, le groupe de travail sur les détentions arbitraires, et la première rapporteure spéciale défendent cette position. D’autres instances, comme le haut commissariat aux droits de l’homme et d’autres instances défendent une position moins radicale, considérant que des restrictions de libertés peuvent être justifiées à condition qu’elles soient nécessaires et proportionnées. Szmuckler rappelle son positionnement pour le développement de lois relatives à la capacité de prise de décision qui soit « neutre » au regard des situations de handicap. Il souligne également la nécessité de prendre en compte les situations dans lesquelles la « volonté » et les « préférences » d’une personne ne s’accordent pas.

Dainius Puras, psychiatre, rapporteur spécial de l’ONU « sur le droit qu’a toute personne de jouir du meilleur état de santé physique et mentale », et Piers Gooding, rappellent dans un articule intitulé « Mental health and human rights in the 21st century » l’importance du dialogue, notamment dans le changement de place prise par les psychiatres : « The Convention on the Rights of Persons with Disabilities (CRPD) offers a chance for all stakeholders to rethink conventional wisdoms, address long‐standing power imbalances and implement innovative practices : Anxieties about the change must not obstruct dialog or political action (…) There are no simple solutions. Debates may be uncomfortable, but they could open new opportunities and roles for psychiatry. The shift would diminish the “formal power” currently afforded to psychiatrists. »

Tilman Steinert, psychiatre allemand, reprend les réserves formulées pars Szmuckler et Appelbaum. De manière dommageable, l’intervention de Charlene Sunkel est présentée / titrée, comme celle d’une « perspective d’usager » – « The UN Convention: a service user perspective« , et non à partir de son fil d’analyse. On trouve également des articles d’Eilionoir Flynn et Peter Bartlett, qui ont participé aux confcaps.

Capdroits au colloque Éthique et Psychiatrie les 9 et 10 novembre 2018

Le colloque Éthique et Psychiatrie « Quels lieux d’accueil pour la souffrance psychique aujourd’hui » se tiendra à Lausanne ce vendredi 9 et samedi 10 novembre. Le trinôme Capdroits Feydel composé de Nacerdine Bezghiche, Sylvie Daniel et Benoît Eyraud interviendra au sujet « De la psychothérapie institutionnelle dans la cité ».

Consulter le programme du colloque pour plus d’informations.

Colloque_Ethique_et_Psychiatrie_2018_

 

Recueil Confcap – situation #37 : De l’ignorance à la connaissance : contribution à un éclairage sur une maltraitance psychiatrique et socio-judiciaire. Le cas de Nathalie à Aix-en-Provence

Auteur : M’hamed El Yagoubi, chercheur post-doctorant en sciences cognitives-sciences du langage  et sciences de l’éducation. Animation, coordination, authentification et publication dans des sites et des blogs sur le droit, la santé, l’éducation et l’écologie.

Contexte de description : Il s’agit ici d’une mise en forme intelligible des actions intenses et aléatoires, autant que faire se peut, d’une découverte par un ignorant qui je suis après avoir pu libérer ses pieds d’un tas de boue glaciale, insensible dans des mouvements rotatifs aux impasses imperceptibles.  Chercher une issue c’est comme chercher un chat noir dans une chambre sombre. “It is very difficult to find a black cat in a dark room”. Un proverbe ancien.

Cette contribution est un produit inachevé d’un processus complexe de transformation d’une expérience douloureuse aux frontières poreuses découvertes par action en un savoir d’expérience en cours d’élaboration. Elle s’inscrit dans un contexte spécifique aux dimensions génératrices des interrogations profondes sur un ensemble de pratiques psychiatriques dans un centre hospitalier d’Aix-en-Provence  centre et les collusions avec le service de la protection juridique des majeurs, la représentation de la puissance publique, la préfecture et des acteurs de la faune des faussaires.

Il a fallu une plongée en apnée dans cette histoire pour détecter l’encombrante présence des pesanteurs institutionnelles et semi-institutionnelles dans le monde psychiatrique en France. C’est à partir d’un cas édifiant qu’un point a été fixé sur une expérience vécue aux dimensions multiples pour aboutir à comprendre que par ses significations, il traduit un fait social et institutionnel complexe notoirement miné de mesures et de contraintes légales mais non conformes aux principes de droits humains et à la vie. Un monde de déshumanisation et de dépossession présenté dans deux facettes fallacieuses : Soins et protection.

Résumé : Cette situation décrit la façon dont l’entourage proche en qualité de compagnon a vécu différents évènements avant la mort de Nathalie (en 2014) qui avait un suivi psychiatrique hospitalier dénoué de toute sensibilité humaine et du respect de la dignité de la « patiente ». L’entourage qui je suis, proche et compagnon ignorant de toute la structure des boîtes noires des acteurs cités dénonce la nature des relations avec certaines institutions et l’application de certaines mesures dont une mesure de curatelle renforcée et une hospitalisation d’office en 2010 concoctées dans une entreprise répressive sans aucune référence aux droits, aggravée par des « soins » imposés jusqu’à la destruction totale  de la victime en 2014 en dépit des alertes, des signalements et des rapports communiqués à tous les niveaux de la hiérarchie des services concernés. Preuves à l’appui. Cette expérience est travaillée en amont et en aval de ses dimensions pour être transformée dans la mesure du possible en un savoir d’expérience partagé dans le cadre des interactions et des interventions formelles et informelles.

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Nathalie née en 1970. Morte en 2014 après de longues années de souffrance. Lire la suite