Rencontre librairie autour de « Choisir et agir pour autrui ? » le 15 novembre 2018

La présentation de l’ouvrage Choisir et agir pour autrui ? Controverse autour de la convention de l’ONU relative aux droits des personnes handicapées et une rencontre avec les auteurs auront lieu le jeudi 15 novembre à partir de 18h45 à la librairie « La Terrasse de Gutenberg » (9 rue Emilio Castelar 75012 Paris), dans le cadre de la démarche Confcap. Seront notamment présents (sous réserve) : Nacerdine Bezghiche, Pierre Bouttier, Dagmar Brosey, Jean-Philippe Cobbaut, Benoît Eyraud, Cécile Hanon, Wayne Martin, Julie Minoc, Florence Thomas-Julienne, Paul Véron.

Couverture Choisir et agir pour autrui Doin

Séminaire « Réformer les droits des (in)capacités : une mise en perspective internationale » le 15 novembre 2018

Le séminaire international Confcap « Réformer les droits des (in)capacités : une mise en perspective internationale », en lien avec les programmes Regulcap, Acsedroits et Capdroits, aura lieu le jeudi 15 novembre 2018 de 14h à 16h30 au Centre universitaire des St Pères (45 rue des Saints-Pères 75006 Paris), salle J536. Participation libre dans la limite des places disponibles (merci d’informer les organisateurs de votre présence).

Consulter le programme du séminaire  pour plus d’informations.

Publication de l’ouvrage Confcap « Choisir et agir pour autrui ? »

Dirigé par Benoît Eyraud, Julie Minoc et Cécile Hanon, l’ouvrage collectif « Choisir et agir pour autrui ? Controverse autour de la convention de l’ONU relative aux droits des personnes handicapées » vient de paraître aux éditions Doin-John Libbey, dans la collection « Polémiques ». Les contributions réunies dans cet ouvrage collectif, qui fait suite à la Confcap 2015, visent à faire connaître et vivre la controverse autour de la reconnaissance de la personnalité juridique de toute personne dans des conditions d’égalité dans la Convention de l’ONU, l’abolition de tout système légal de prise de décision pour autrui qu’elle implique pour certains et la contestation de cette interprétation par d’autres. Afin d’éclairer les enjeux sociaux, normatifs, politiques, professionnels, ou encore familiaux que cette controverse soulève, l’ouvrage donne la parole aux chercheurs, aux acteurs de terrain, aux professionnels et aux personnes concernées.

Couverture Choisir et agir pour autrui Doin

Le livret de plaidoyer remis à la rapporteure spéciale de l’ONU à Marseille

A l’occasion des rencontres « droits humains des personnes en situation de handicap psycho-social » qui se sont tenues au Lieu de Répit de Marseille, des contributeurs de la démarche Confcap-Capdroits (qui est partenaire des rencontres) ont remis ce jeudi 26 juillet le livret de plaidoyer à Catalina Devandas, rapporteure spéciale de l’ONU sur les droits des personnes handicapées.

Nacerdine Bezghiche, facilitateur-chercheur des groupes des feydeliens et de L’ADAPT, Elisa Javazzo et Safir Mansouri, contributeurs du groupe des feydeliens, et Benoît Eyraud,  ont remis le manifeste et le livret à Mme Devandas alors que Florian Guzdek, président du CFHE, lui a remis le rapport du comité d’entente sur la Convention relative aux droits des personnes handicapées et a souligné l’importance du travail collectif.

 

Catalina Devandas a salué l’implication commune de personnes handicapées, de chercheurs, de professionnels; elle a souligné que le handicap « psycho-social » est à ses yeux l’enjeu le plus fort de la convention de l’ONU; elle a soulevé les « challenges » de maintien dans le temps d’une dynamique participative, de continuer à faire entendre de nouvelles voix. Elle a souligné combien ces expériences de mise en forums permettent d’apprendre collectivement à mettre en oeuvre une plus grande accessibilité.

Les rencontres ont également permis de mieux découvrir la diversité des expérimentations alternatives en santé mentale à Marseille. Nicolas Ordener, qui a contribué comme facilitateur-chercheur à Capdroits, a participé à la présentation des résultats de la première année du Cofor (centre de formation au rétablissement). Elisa Javazzo et Safir Mansouri sont également intervenus au cours des derniers débats. Ils ont défendu l’importance d’expérimentation pour rendre le régime de protection plus proche des aspirations et demandes des personnes.

Manifeste Toutes et tous vulnérables ! Toutes et tous capables !

Ce manifeste, en français ordinaire et en français facile, a été élaboré dans le cadre de la démarche scientifique et citoyenne Confcap-Capdroits au printemps 2018 et a été publié dans Libération le 6 juin 2018. Les 150 premiers signataires sont indiqué.e.s ci-dessous. Vous pouvez ajouter votre signature dans les commentaires.

Manifeste_0706Manifeste_0706_facile

Télécharger le manifeste en PDF (avec la version en français facile à lire) | Read the manifesto in English (including Easy-to-read version)

Tou.te.s vulnérables ! Tou.te.s capables !

Capacités civiles et contraintes légales : pour un changement de regard et de pratiques

Nous, femmes et hommes, concerné.e.s par les relations de soin, d’accompagnement et la participation de tou.te.s à la vie civile, que nos vulnérabilités ou différences soient personnelles, professionnelles, sociales, cognitives, psychiques, ou encore environnementales,

Nous nous sommes réuni.e.s pour faire entrer en dialogue personnes présentant un problème de santé ou en situation de handicap, proches et parents, universitaires, médecins,  juges, usager.ère.s de services de santé mentale, sociaux et médico-sociaux, avocat.e.s, mandataires judiciaires, personnes affaiblies par l’âge et les maladies neurodégénératives, professionnel.le.s de services de santé mentale, sociaux et médico-sociaux, pharmacien.ne.s, pompiers, policiers, aumôniers, artistes, aidant.e.s,

A partir du partage de nos connaissances scientifiques, de nos expertises citoyennes, de nos pratiques professionnelles, de nos expériences sensibles des soins et de l’accompagnement, et de l’autorité de nos vécus, Lire la suite

Recueil Confcap – Situation #52 : Pour un droit au refus des médications neuroleptiques : accompagner le changement de paradigme sur les droits des personnes suivies en psychiatrie

Auteure : Pink Belette

Contexte de description: Cette situation est issue d’une expérience personnelle en tant que personne suivie en psychiatrie depuis 10 ans et ayant lutté (en vain) pour un sevrage définitif des neuroleptiques. Je fais également partie du collectif informel « Prohibition absolue des hospitalisations et traitements forcés en psychiatrie ». J’ai choisi un pseudonyme parce que je suis diagnostiquée schizophrène ET sous mesure de contrainte en soins ambulatoires (SDT) depuis 3 ans, ainsi que sous curatelle simple sans aucun motif valable (aucun problème de gestion).

Résumé : Depuis la « nuit sécuritaire », j’ai pu constater à quel point la psychiatrie en France était une zone de non-droit. Mes séjours à répétition et les abus que j’y ai subis n’ont fait qu’aggraver les traumatismes et stigmates qui m’y ont menée, en bout de course. J’ai cherché des voies de recours, j’ai cherché des thérapies alternatives, j’ai cherché à être comprise, j’ai cherché à arrêter des traitements qui ont, pour moi, toujours été une torture (et sur lesquels il n’y a aucune étude sur les effets à long-terme en France), tout cela en vain… Je souhaite aborder ces violences et privations de droits fondamentaux avec une approche thématique qui permette d’engager une discussion plus radicale, qui aille au-delà du narratif de la « santé mentale » traditionnelle. Je proposerai des perspectives, basées sur les bonnes pratiques glanées dans d’autres pays, pour un changement de paradigme et l’alignement du droit français sur la Convention des Droits des Personnes Handicapées de l’ONU.

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Je suis une survivante d’abus graves qui m’ont conduite à la dépression et à un « épisode  psychotique » en 2007. Lire la suite

Rencontre scientifique et citoyenne à l’Assemblée nationale le 7 juin 2018

Avec des enquêtes récentes en psychiatrie, en EHPAD, dans des établissements et services médico-sociaux, et sur les mesures de protection juridique (tutelles, curatelles), la société française est en train de s’interroger sur l’augmentation du recours aux pratiques de contrainte légale envers les personnes en situation de vulnérabilités. A la suite de l’interpellation que constitue la Convention internationale relative aux droits des personnes handicapées (CIDPH) et en lien avec le programme Capdroits, personnes directement concernées, professionnels, proches et chercheurs sont entrés en dialogue dans une démarche indissociablement scientifique et citoyenne pour éclairer ces évolutions.

Un manifeste et un livret de plaidoyer issus de ce dialogue seront présentés lors d’une rencontre avec les députés de l’Assemblée nationale le 7 juin 2018, organisée sous le haut patronage de Madame Ericka Bareigts, députée de la 1ère circonscription de La Réunion, autour du sujet Capacités civiles et contraintes légales : accompagner le changement de paradigme de la CIDPH.