Manifeste Toutes et tous vulnérables ! Toutes et tous capables !

Ce manifeste, en français ordinaire et en français facile, a été élaboré dans le cadre de la démarche scientifique et citoyenne Confcap-Capdroits au printemps 2018 et a été publié dans Libération le 6 juin 2018. Les 150 premiers signataires sont indiqué.e.s ci-dessous. Vous pouvez ajouter votre signature dans les commentaires.

Manifeste_0706Manifeste_0706_facile

Télécharger le manifeste en PDF (avec la version en français facile à lire)

Read the « All vulnerable! All capable! » Manifesto in English (including an Easy-to-read version, download the text-only version here)

Tou.te.s vulnérables ! Tou.te.s capables !

Capacités civiles et contraintes légales : pour un changement de regard et de pratiques

Nous, femmes et hommes, concerné.e.s par les relations de soin, d’accompagnement et la participation de tou.te.s à la vie civile, que nos vulnérabilités ou différences soient personnelles, professionnelles, sociales, cognitives, psychiques, ou encore environnementales,

Nous nous sommes réuni.e.s pour faire entrer en dialogue personnes présentant un problème de santé ou en situation de handicap, proches et parents, universitaires, médecins,  juges, usager.ère.s de services de santé mentale, sociaux et médico-sociaux, avocat.e.s, mandataires judiciaires, personnes affaiblies par l’âge et les maladies neurodégénératives, professionnel.le.s de services de santé mentale, sociaux et médico-sociaux, pharmacien.ne.s, pompiers, policiers, aumôniers, artistes, aidant.e.s,

A partir du partage de nos connaissances scientifiques, de nos expertises citoyennes, de nos pratiques professionnelles, de nos expériences sensibles des soins et de l’accompagnement, et de l’autorité de nos vécus, Lire la suite

Recueil Confcap – Situation #52 : Pour un droit au refus des médications neuroleptiques : accompagner le changement de paradigme sur les droits des personnes suivies en psychiatrie

Auteure : Pink Belette

Contexte de description: Cette situation est issue d’une expérience personnelle en tant que personne suivie en psychiatrie depuis 10 ans et ayant lutté (en vain) pour un sevrage définitif des neuroleptiques. Je fais également partie du collectif informel « Prohibition absolue des hospitalisations et traitements forcés en psychiatrie ». J’ai choisi un pseudonyme parce que je suis diagnostiquée schizophrène ET sous mesure de contrainte en soins ambulatoires (SDT) depuis 3 ans, ainsi que sous curatelle simple sans aucun motif valable (aucun problème de gestion).

Résumé : Depuis la « nuit sécuritaire », j’ai pu constater à quel point la psychiatrie en France était une zone de non-droit. Mes séjours à répétition et les abus que j’y ai subis n’ont fait qu’aggraver les traumatismes et stigmates qui m’y ont menée, en bout de course. J’ai cherché des voies de recours, j’ai cherché des thérapies alternatives, j’ai cherché à être comprise, j’ai cherché à arrêter des traitements qui ont, pour moi, toujours été une torture (et sur lesquels il n’y a aucune étude sur les effets à long-terme en France), tout cela en vain… Je souhaite aborder ces violences et privations de droits fondamentaux avec une approche thématique qui permette d’engager une discussion plus radicale, qui aille au-delà du narratif de la « santé mentale » traditionnelle. Je proposerai des perspectives, basées sur les bonnes pratiques glanées dans d’autres pays, pour un changement de paradigme et l’alignement du droit français sur la Convention des Droits des Personnes Handicapées de l’ONU.

***

Je suis une survivante d’abus graves qui m’ont conduite à la dépression et à un « épisode  psychotique » en 2007. Lire la suite

Rencontre scientifique et citoyenne à l’Assemblée nationale le 7 juin 2018

Avec des enquêtes récentes en psychiatrie, en EHPAD, dans des établissements et services médico-sociaux, et sur les mesures de protection juridique (tutelles, curatelles), la société française est en train de s’interroger sur l’augmentation du recours aux pratiques de contrainte légale envers les personnes en situation de vulnérabilités. A la suite de l’interpellation que constitue la Convention internationale relative aux droits des personnes handicapées (CIDPH) et en lien avec le programme Capdroits, personnes directement concernées, professionnels, proches et chercheurs sont entrés en dialogue dans une démarche indissociablement scientifique et citoyenne pour éclairer ces évolutions.

Un manifeste et un livret de plaidoyer issus de ce dialogue seront présentés lors d’une rencontre avec les députés de l’Assemblée nationale le 7 juin 2018, organisée sous le haut patronage de Madame Ericka Bareigts, députée de la 1ère circonscription de La Réunion, autour du sujet Capacités civiles et contraintes légales : accompagner le changement de paradigme de la CIDPH.

Santé mentale et droits de l’Homme en discussion au Conseil de l’Europe et aux Nations unies

Le 14 et le 15 mai 2018, le Conseil des droits de l’Homme des Nations unies a organisé à Genève une consultation publique sur la santé mentale et les droits de l’Homme pour aborder le sujet de « l’Identification des stratégies pour promouvoir les droits humains en santé mentale ». Dans le cadre de cette consultation, des praticiens de toutes les régions du monde ont pu présenter leurs pratiques et partager leurs expériences relatives à l’avancement vers une approche en santé mentale basée sur les droits humains.

Les vidéos des interventions et des débats sont disponibles sur le site des Nations unies :

14 mai matin14 mai après-midi15 mai matin

Dans le cadre du Conseil de l’Europe, des travaux sont en cours concernant l’élaboration d’un instrument juridiquement contraignant en matière de « protection des droits de l’Homme et de la dignité des personnes atteintes de troubles mentaux en matière de placement et de traitement involontaires ». Il devrait prendre forme de Protocole additionnel à la Convention sur les droits de l’homme et la biomédecine, dite Convention d’Oviedo. Estimant que ce Protocole repose sur des normes dépassées qui vont à l’encontre de la Convention ONU relative aux droits des personnes handicapées, le Réseau européen des (ex-)usagers et survivants de la psychiatrie (ENUSP) a lancé une campagne contre son adoption avec le soutien des membres de l’ENUSP dans 15 pays européens, dont la France, ainsi que d’autres organisations européennes et International Disability Alliance.

 

Les vidéos de la Confcap 2017 en ligne : conférence et interview de Tina Minkowitz

Les vidéos de la conférence « Les droits des personnes à l’épreuve des contraintes légales » qui s’est tenue du 18 au 20 décembre 2017 à la MSH Paris Nord seront bientôt disponibles sur notre chaîne YouTube.

Pour commencer, nous vous invitons à regarder la conférence inaugurale de Tina Minkowitz (avocate, co-fondatrice et présidente du CHRUSP, New York) sur le thème : La CIDPH comme pratique émancipatoire des droits.

Pendant les trois jours de la conférence, nous avons filmé des entretiens avec des intervenants et des participants que nous allons partager dans une nouvelle rubrique Interviews. Dans le premier interview publié, Tina Minkowitz donne son avis sur la Confcap 2017 et explique pourquoi elle reste optimiste quant à l’application de la Convention ONU relative aux droits des personnes handicapées.

Atelier sur la Convention de l’ONU et le handicap psychosocial, le lundi 12 février 2018 à Lyon

Co-organisé par Advocacy France et le programme Capdroits, un atelier de sensibilisation et de formation à la rédaction d’un rapport parallèle à soumettre au Comité des droits des personnes handicapées de l’ONU au nom des personnes et des associations représentatives des personnes en situation de handicap psychosocial en France se tiendra à Lyon le lundi 12 février prochain.

La matinée sera consacrée à la présentation de la Convention de l’ONU et de ses rapports avec le droit français, ainsi que du processus de rédaction d’un rapport parallèle, avec les interventions de Tina Minkowitz (Centre pour les droits des usagers et survivants de la psychiatrie, New York, États Unis), An-Sofie Leenknecht (Forum européen des personnes handicapées) et Guillaume Millerioux (Université Jean Moulin Lyon 3). L’après-midi sera réservé aux personnes et associations représentatives de personnes en situation de handicap psychosocial, dont plusieurs participants du programme Capdroits, qui vont réfléchir ensemble aux priorités et articles spécifiques à aborder dans le futur rapport parallèle sur la situation en France.

Journée de séminaire du 9 juin sur la convention CIDPH autour de la venue en France de Catalina Devandas

Cette journée de séminaire de travail est co-organisée par le collectif Contrast et le programme Capdroits autour de Catalina Devandas, rapporteure spéciale de l’ONU sur les droits des personnes en situation de handicap.

Intitulé Protection des personnes vulnérables et droits fondamentaux : repenser le statut des majeurs vulnérables à la lumière de la Convention de New York – Regards croisés, ce séminaire se déroule à Lyon le vendredi 9 juin 2017.