Consultation du Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’Homme

Stéphanie Wooley, membre de la coordination Capdroits, interviendra ce matin dans le cadre d’une consultation organisée par le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’Homme.

Le programme est le suivant :

1.  Panel I: (10h00 à 12h00 CEST) : Exploration et partage d’expériences positives dans le cadre d’une réforme de systèmes de santé mentale guidée par une approche basée sur les droits humains pour aller de la pratique à la politique

2.  Panel II: (15h00 à 17h00 CEST) : Aspects clefs de la réforme législative basée sur la Convention relative aux droits des personnes handicapées de l’ONU

Les informations sur cette consultation sont accessible ici : https://www.ohchr.org/EN/Issues/ESCR/Pages/MentalHealth.aspx

Pour s’inscrire à l’évènement, consultez ce lien : https://indico.un.org/event/35631/

Annonce de l’ouvrage « La révolte de la psychiatrie »

L’ouvrage « La révolte de la psychiatrie. Les ripostes à la catastrophe gestionnaire » de Mathieu Bellahsen et Rachel Knaebel paraîtra aux éditions La Découverte le jeudi 5 mars prochain.

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Entre grèves et mobilisations multiples, un mouvement social inédit a remué la psychiatrie française en 2018 et s’est poursuivi ensuite, révélant les effets dévastateurs des restrictions budgétaires et de la rationalisation managériale imposées aux soignants et aux soignés depuis trente ans.
Nourri de l’expérience de terrain du psychiatre Mathieu Bellahsen et des enquêtes de la journaliste Rachel Knaebel, cet essai retrace d’abord l’histoire de cette catastrophe gestionnaire. Mais, partout, les ripostes s’organisent : Mathieu Bellahsen et Rachel Knaebel relatent les combats de professionnels et de patients pour l’introduction de contre-pouvoirs dans l’institution psychiatrique.

Evénements associés :

– Vendredi 6 mars à 20h00 à la Librairie L’Atelier, 2 Bis rue Jourdain 75020 Paris

– Jeudi 12 mars à 20h30 au collège de psychiatrie de Grenoble

– Samedi 14 mars à 17h à la librairie le Divan, Paris 15ème

– Lundi 16 mars à 18h à Reims dans le cadre des semaines de la folie ordinaire organisées par le collectif Artaud (Stade Auguste Delaune, chaussée Bocquaine, Reims)

– Mercredi 1er avril au bar le Lieu Dit, Paris 20ème

– Mercredi 22 avril à 19h30 à la librairie Libertalia, Montreuil

– Mercredi 20 mai à la librairie Terra Nova, Toulouse

– Vendredi 22 mai dans le cadre des rencontres des Psy causent à Lavaur

Article 12 de CIDPH : le débat continue dans « World Psychiatry »…

Le numéro janvier/février 2019 de World Psychiatry, la revue de l’association mondiale de psychiatrie consacre plusieurs articles à l’article 12 de la convention de l’ONU sur les droits des personnes handicapées. Différents psychiatres prennent position dans cette publication, mais on y trouve aussi des articles de juristes et d’usagers.

Vous y trouverez l’éditorial « Saving the UN CRPD from itself » de Paul Appelbaum, qui avait été sensibilisé à la convention lors de la confcap2015, et qui défend la nécessité de re-interprétation de l’article 12. Georg Szmuckler, membre du comité de suivi de la confcap, contribue au numéro avec un article intitulé « Capacity, best interests, will and preferences and the CRPD« . Il y rappelle les différentes instances onusiennes qui soutiennent une interdiction formelle des mesures de prise de décision substitutive : en plus du comité des droits de la convention, le groupe de travail sur les détentions arbitraires, et la première rapporteure spéciale défendent cette position. D’autres instances, comme le haut commissariat aux droits de l’homme et d’autres instances défendent une position moins radicale, considérant que des restrictions de libertés peuvent être justifiées à condition qu’elles soient nécessaires et proportionnées. Szmuckler rappelle son positionnement pour le développement de lois relatives à la capacité de prise de décision qui soit « neutre » au regard des situations de handicap. Il souligne également la nécessité de prendre en compte les situations dans lesquelles la « volonté » et les « préférences » d’une personne ne s’accordent pas.

Dainius Puras, psychiatre, rapporteur spécial de l’ONU « sur le droit qu’a toute personne de jouir du meilleur état de santé physique et mentale », et Piers Gooding, rappellent dans un articule intitulé « Mental health and human rights in the 21st century » l’importance du dialogue, notamment dans le changement de place prise par les psychiatres : « The Convention on the Rights of Persons with Disabilities (CRPD) offers a chance for all stakeholders to rethink conventional wisdoms, address long‐standing power imbalances and implement innovative practices : Anxieties about the change must not obstruct dialog or political action (…) There are no simple solutions. Debates may be uncomfortable, but they could open new opportunities and roles for psychiatry. The shift would diminish the “formal power” currently afforded to psychiatrists. »

Tilman Steinert, psychiatre allemand, reprend les réserves formulées pars Szmuckler et Appelbaum. De manière dommageable, l’intervention de Charlene Sunkel est présentée / titrée, comme celle d’une « perspective d’usager » – « The UN Convention: a service user perspective« , et non à partir de son fil d’analyse. On trouve également des articles d’Eilionoir Flynn et Peter Bartlett, qui ont participé aux confcaps.